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Le Romantisme Noir

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En plein Siècle des lumières, un certain nombre d’artistes (des écrivains, pour commencer, puis des peintres…) portent d’inquiétantes ombres au tableau. Face à la Raison triomphante, face au Siècle des lumières, le romantisme noir va faire entrevoir l’envers du décor. Un univers onirique, hanté de désirs, d’interdits, de pulsions de mort. Un monde secret, fascinant autant qu’inquiétant, peuplé de symboles et d’étranges créatures. Un monde de fantasmes, exploré par le XIXème siècle, redécouvert par les surréalistes et célébré jusqu’au 9 juin au Musée d’Orsay, à travers une vaste exposition initiée par le Städel Museum de Francfort, L’Ange du bizarre.

L’Ange du bizarre

Städel Museum de Francfort
Jusqu'au 09 Juin 2013 - Musée d'Orsay
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Nosferatu le vampire

Friedrich Wilhelm Murnau
1921 -
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Géricault, au cœur de la création romantique

Bruno Chenique
2012 - Éditions Nicolas Chaudun
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Les arcs-en-ciel du noir : Victor Hugo

Annie Le Brun
2012 - Gallimard
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Caspar David Friedrich

Norbert Wolf
2012 - Taschen
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Au lieu-dit Noir-Étang

Thomas H. Cook
2012 - Seuil
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La Morte amoureuse

Théophile Gautier
1836 - Folio
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Twilight, la saga

Kristen Stewart, Robert Pattinson
2012 -
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Les Mystères d’Udolphe

Ann Radcliffe
1794 - Folio Classique
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Les Châteaux de la subversion

Annie Le Brun
2010 - Tel - Gallimard
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Rebecca

Alfred Hitchcock, Joan Fontaine, Laurence Olivier
1940 -
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Goya d’or et de sang

Jeannine Baticle
1986 - Découvertes Gallimard
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Kinderszenen

Robert Schumann
2010 - Virgin Classics
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Antichrist Superstar

Marilyn Manson
1996 - Universal
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Nouvelles et contes fantastiques

Odilon Redon
2011 - RMN
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L’Ange du bizarre

Städel Museum de Francfort - Jusqu'au 09 Juin 2013 - Musée d'Orsay

Le romantisme noir de Goya à Max Ernst. Catalogue de l’exposition. À partir des années 1770, une ombre plane sur la création, en plein Siècle des lumières. Le roman gothique anglais cultive un goût pour la terreur et le macabre que la peinture, avec Goya et Géricault, va vite illustrer. Sorcières, démons, visions grotesques et cauchemars éveillés vont durablement hanter un xixe siècle romantique, avant d’être exhumés par des surréalistes fascinés par de telles manifestations de l’inconscient. Des romans terrifiants de la Révolution française aux films expressionnistes des années vingt, L’Ange du bizarre raconte la troublante aventure de ce romantisme noir.

Nosferatu le vampire

Friedrich Wilhelm Murnau - 1921 -

Inspiré du Dracula de Bram Stoker (1897), Nosferatu concentre bon nombre de thèmes chers à un romantisme noir encore bien vivant durant les années vingt. Du personnage effrayant du vampire aux mains crochues aux recoins d’un château de Transylvanie délicieusement gothique, en passant par une symphonie funèbre d’ombres portées et d’éclairages crépusculaires orchestrée par un génial Murnau, ce chef-d’œuvre du septième art, adulé par les surréalistes, reste comme un des premiers films d’horreur de l’histoire du cinéma.

Géricault, au cœur de la création romantique

Bruno Chenique - 2012 - Éditions Nicolas Chaudun

Études pour Le Radeau de la Méduse. L’histoire d’un chef-d’œuvre de la peinture romantique. Pour réaliser ce tableau monumental, en 1817-1818, Théodore Géricault fait construire une maquette grandeur nature de l’épave dans son atelier, rencontre les survivants, et va même jusqu’à récupérer à l’hôpital Beaujon des mains et des pieds coupés, transformant son lieu de travail en un endroit irrespirable. À sa présentation, au salon de 1819, Le Radeau de la Méduse provoquera la polémique. Mais toute une génération de peintres romantiques, Delacroix en tête (il pose d’ailleurs sur le radeau, en naufragé !), s’en inspireront.

Les arcs-en-ciel du noir : Victor Hugo

Annie Le Brun - 2012 - Gallimard

« Victor Hugo, s’il n’était pas poète, écrivait en 1852 Théophile Gautier, serait un peintre de premier ordre ; il excelle à mêler, dans des fantaisies sombres et farouches, les effets de clair-obscur de Goya à la terreur architecturale de Piranèse ; il sait, au milieu d’ombres menaçantes, ébaucher d’un rayon de lune ou d’un éclat de foudre les tours d’un bourg démantelé et sur un rayon livide de soleil couchant découper en noir la silhouette d’une ville lointaine avec sa série d’aiguilles, de clochers et de beffrois. » Un livre sur les jeux d’ombre et de lumière de l’auteur des Misérables, et sur cette « énergie noire » qu’ils illustrent magistralement.

Caspar David Friedrich

Norbert Wolf - 2012 - Taschen

Juché sur un pic rocheux déchiqueté, un homme solitaire fait face à un océan en colère de roches et de nuages... Le voyageur contemplant une mer de nuages (1840) reste sans aucun doute l’œuvre la plus célèbre de Caspar David Friedrich. Né en Poméranie en 1774 et mort 66 ans plus tard à Dresde, dans l’indifférence générale, ce protégé de Goethe incarne à travers ses paysages tourmentés, cartes postales secouées et reflets de l’âme humaine autant que de la géographie, tout le génie de la peinture romantique allemande du XIXème siècle.

Au lieu-dit Noir-Étang

Thomas H. Cook - 2012 - Seuil

Eté 1926. L’arrivée d’une séduisante professeur au sein de l’école d’un petit port de la Nouvelle-Angleterre déchaîne – sous le regard d’un adolescent transi – souffrances, fureurs et tragédies... Un tumultueux thriller, ancré dans un nébuleux passé, formidable occasion de rendre hommage aux classiques : aux Hauts de Hurlevent, auxquels ce drame passionné fait souvent référence, comme aux romans gothiques d’Ann Radcliffe, dont il emprunte les décors tourmentés, baignant dans le halo surnaturel d’une lune blafarde.

La Morte amoureuse

Théophile Gautier - 1836 - Folio

Toutes les nuits, une jeune et belle courtisane tourmente un prêtre et le condamne à une impossible double vie : Clarimonde, revenue d’un lieu « sans soleil ni lune », charme et endort l’homme d’Église pour se nourrir de son sang. Femme vénéneuse, goule, vampire, La Morte amoureuse, en 1836, sacre une fois de plus l’auteur du Capitaine Fracasse comme le chef de file d’un romantisme noir à la prose échevelée. Un grand classique.

Twilight, la saga

Kristen Stewart, Robert Pattinson - 2012 -

Les vampires, loups-garous et autres lycanthropes hantent toujours l’imaginaire, comme le prouve l’immense succès des romans de Stephenie Meyer et leur adaptation au grand écran. Mais les temps ont changé et le « politiquement correct » a fait rentrer dans le rang toutes les effrayantes créatures de la nuit. Pas d’incubes ou de succubes, peu d’interdits et des péchés quasiment véniels : avec Bella, Edward, Jacob et les autres, le sang a désormais un goût acidulé de Coca ! Mais les ados adorent ça !

Les Mystères d’Udolphe

Ann Radcliffe - 1794 - Folio Classique

Durant les années qui suivent la Révolution française apparaît une nouvelle littérature : le roman terrifiant, ou gothique, envahit les bibliothèques d’une bourgeoisie assoiffée de frissons. Avec Les Mystères d’Udolphe, parut à Londres en 1794, puis traduit en France quatre ans plus tard, l’anglaise Ann Radcliffe offre le prototype du genre : jeune vierge effarouchée, cruel tortionnaire, château ténébreux, souterrains humides, bandits, complots... tous les ingrédients de cet ancêtre du roman noir sont réunis. Le succès sera (pour l’époque) phénoménal !

Les Châteaux de la subversion

Annie Le Brun - 2010 - Tel - Gallimard

Accompagné de Soudain un bloc d’abîme, Sade. Deux textes très complémentaires sur le roman noir au XVIIIème siècle, signés par une des grandes spécialistes du genre. Si Soudain un bloc d’abîme (au départ introduction à la magistrale édition des œuvres complètes de Sade publiées par Pauvert) s’attache à remettre les livres du « divin marquis » au centre de la littérature française, Les Châteaux de la subversion offre, pour la première fois, à l’aube des années quatre-vingts, une étude « lumineuse » et très complète sur un roman sombre et gothique, terreau du romantisme en plein siècle de la Raison.

Rebecca

Alfred Hitchcock, Joan Fontaine, Laurence Olivier - 1940 -

Un riche veuf épouse en secondes noces une innocente jeune femme et l’installe dans son château. Elle y découvre d’abord une gouvernante hostile, attachée à sa première maîtresse, puis s’aperçoit très vite que la défunte, Rebecca, hante toujours cette sombre demeure. En 1940, Alfred Hitchcock adapte un roman de Daphné du Maurier (son meilleur sans doute !) paru deux ans plus tôt, signant pour ses débuts américains un film authentiquement gothique et flamboyant !

Goya d’or et de sang

Jeannine Baticle - 1986 - Découvertes Gallimard

1797. Le fantasmagorique Vol des sorcières, comme la période sombre qui suit, avec la publication de Caprices, (gravures censurées à l’époque par l’Inquisition encore toute puissante), illustrent la tentation préromantique d’un Goya au sommet de son art. Sorcières grimaçantes et édentées, animaux monstrueux, vieillards émaciés, suppliciés, monstres, vont durablement inspirer, grâce au maître espagnol, littérature et peinture du XIXème siècle.

Kinderszenen

Robert Schumann - 2010 - Virgin Classics

Arabesque, Variations Abegg, Papillons, Novelettes. Sa vie tragique, ses profondes dépressions, n’ont fait que renforcer le mythe : Robert Schumann est le maître d’une musique romantique allemande poussée à son paroxysme. L’orfèvre de partitions profondément marquées par la littérature (on songe aux poésies de Goethe, aux contes fantastiques de E.T.A. Hoffmann). L’artisan d’une musique visionnaire, qui ouvrit des portes à de nombreux compositeurs, de Saint-Saëns à Tchaïkovsky. « Le romantique des romantiques », tel qu’on le surnomma.

Antichrist Superstar

Marilyn Manson - 1996 - Universal

On a tout reproché à Marilyn Manson. D’avoir pourri la jeunesse américaine, et même inspiré des tueurs en série. Icône gothique, triste farfadet, vampire aux yeux de siamois, pâle bête lovecraftienne de la nuit ou chanteur mutant sorti d’un tableau de Füssli, Brian Hugh Warner, la nouvelle égérie de Yves Saint Laurent, déverse un rock métal et industriel corrosif, décadent et violent, qui aurait sans doute fait tendre l’oreille aux tenants du romantisme noir d’antan.

Nouvelles et contes fantastiques

Odilon Redon - 2011 - RMN

On connaît les tableaux du peintre symboliste, s’inspirant des rêves les plus étranges pour construire une œuvre souvent inquiétante et visionnaire, inédite et singulière. On reconnaît également au premier coup d’œil le coloriste exceptionnel d’Ophélia ou du Cyclope. Avec les dix contes regroupés dans ce recueil, on découvre un Odilon Redon écrivain, proche du fantastique Villiers de l’Isle-Adam ou d’Edgar Poe, ainsi que de la poésie de Stéphane Mallarmé.

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