Avec ses drôles de personnages aux formes simples, exécutés en quelques traits à la vitesse de la lumière dans des lieux publics, pour le plus grand bonheur d’enfants et de badauds attroupés, Keith Haring a donné vie à son rêve : un art populaire et accessible à tous. Mais au-delà de la performance, on découvre ou on redécouvre, à l’occasion de la grande rétrospective qui lui est consacrée au Musée d’Art Moderne de Paris du 19 avril au 18 août 2013, que Haring était avant tout un immense artiste engagé qui abordait tous les sujets majeurs de son époque, des plus joyeux (l’enfance, la danse, le sexe) aux plus dérangeants (la guerre nucléaire, le racisme, le sida)…