L’exposition du Grand Palais est un formidable hommage à Hergé (1907-1983). Loin de le réduire à un style graphique, la «ligne claire», et à l’incroyable saga Tintin (250 millions d’albums vendus dans une centaine de langues), elle donne à voir toute la complexité du dessinateur : ses tourments intimes et politiques, sa lassitude (dès 1946, dira-t-il) à l’égard d’un succès qui le dépasse, son complexe d’infériorité vis-à-vis de l’Art avec un grand «A»… On en ressort avec le sentiment de mieux saisir l’un des plus grands créateurs du XXe siècle.