En France, la rentrée littéraire marque la fin de l’été, et l’attribution des prix – Goncourt, Renaudot, Médicis, Femina, Interallié – marque, avec un peu d’avance, la fin de l’année. Les bandeaux rouges des éditeurs transforment les tables des libraires en champs de coquelicots et les heureux élus vont voir leurs ventes s’envoler à mesure que Noël approche. Si la littérature ne se résume ni au nombre d’exemplaires vendus, ni au bruit médiatique, on ne peut que se réjouir de cette agitation qui, le temps de quelques semaines, attire l’attention du public sur les livres, les auteurs, le fin mot de l’histoire revenant toujours au lecteur.