On l’appelle « La Callas », et ce « La » majuscule l’inscrit immédiatement dans la flamboyante lignée des grandes divas : plus que des grandes voix, des stars immortelles de l’opéra. N’en déplaise aux plus fous de ses fans, ce n’est pas tant sa voix qui reste que sa présence, sa prestance, sa manière d’habiter les rôles : elle est une authentique tragédienne, qui a sorti la scène opératique de sa léthargie pour y réintroduire le jeu d’acteur…