"Je me suis plongé dans ce bouquin publié vers 1840 et qui aurait inspiré Melville pour Moby Dick. C’est exactement le genre de livre qu’en temps normal je ne pourrais pas lire, qui me tomberait des mains au bout de dix minutes. Et là, je suis accro. C’est l’histoire de l’auteur, étudiant de Harvard, 20, 22 ans, Bostonien pur jus, qui perd la vue et auquel les médecins ne laissent aucun espoir. Du coup, il veut vivre une grande aventure et s’engage comme simple marin sur un cap-hornier, ces bateaux qui reliaient la côte Est à la Californie pour aller chercher des peaux de bête, en passant par le Cap Horn. Un voyage de deux ans ! C’est donc une description très précise et très technique du travail à bord de ces bateaux. Pourtant le bateau ne m’intéresse pas et, en plus, j’ai le mal de mer ! Mais je suis accro alors que cela ne parle que de « refixer les bonnettes au cacatois ». En fait, ce genre de langage, c’est un peu comme si je lisais Molloyde Beckett !"