Jane Sautière a marqué la rentrée littéraire avec Les Corps flottants, son septième roman, paru il y a quelques semaines et sélectionné pour le prix Wepler-La Poste. « J’ai vécu mon adolescence à Phnom Penh de 1967 à 1970. J’en ai si peu de souvenirs que j’ai laissé toute la place à ces traces, des ombres projetées. En résille, des silhouettes apparaissent, font signe, celles des parents, de mes camarades de lycée, d’un grand amour. Celles aussi auxquelles la violence de l’Histoire nous attache. » L’écrivaine a accepté de rendre hommage, à travers ce petit exercice, à quelques-unes des oeuvres qui l’ont touchée.