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La Beat Generation à Paris

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La Beat Generation, mouvement littéraire et artistique apparu à la fin des années 1940 aux États-Unis, scandalise l’Amérique puritaine et maccarthyste et préfigure la libération culturelle, sexuelle et le mode de vie de la jeunesse des années 1960. Paris sera le lieu d’élection européen de ce mouvement, essentiellement nomade : leur point de rassemblement sera le Beat Hotel, rue Gît-le-Cœur où résident, également dans les années 1950-1960, Burroughs, Corso, Ginsberg, Orlovsky et Brion Gysin. Après la visite de l’exposition au Centre Pompidou (à partir du 22 juin), prolongez le voyage à la libraire Le Regard Moderne, rue Gît-le-Cœur, tenue par Jacques Noël, et lancez-le sur le sujet.

Lettres Choisies

Allen Ginsberg
1943 - 1997 - Gallimard
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Lettres à la N.R.F.

Céline-Louis Ferdinand
1931 - 1961 - Folio
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Beat Generation : NewYork, San Francisco, Paris

Philippe-Alain Michaud
2016 - Centre Pompidou
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A coney Island of the mind

Lawrence Ferlinghetti
1958 - Maelström
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The beats : anthologie graphique

Pekar-Hatvey
2011 - Atmosphère
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Les clochards célestes

Jack Kerouac
1957 - Folio
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La route de Los Angeles

John Fante
1933 - Christian Bourgois Editeur
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La nuit d’enfer

Moncure March-Joseph
1928 - Flammarion
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Haiku Anthologie du poème court japonais

Collectif
2013 - Gallimard
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Les jours s’en vont…

Charles Bukowski
1969 - Points
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Drugstore Cowboy

Van Sant-Gus
1989 - MGM
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Speed Fiction

Jerry Stahl
2013 - 13e note
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Le porte-lame

William Burroughs
1979 - Tristram
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Shadows

John Cassavetes
1959 -
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Pithecanthropus Erectus

Charles Mingus
1956 -
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Lettres Choisies

Allen Ginsberg - 1943 - 1997 - Gallimard

C’est avec Howl, son œuvre la plus connue, un long poème en prose, qu’Allen Ginsberg fut condamnée pour obscénité en 1956. La poésie de ce pilier des lettres américaines du XXème siècle se caractérise par sa liberté de ton et ses influences multiples ; poésie orientale, écrivains français (Jean Genet), sa foi bouddhiste, ses voyages. Dans ce recueil on trouve des lettres adressées – entre autres- à ses complices de la Beat Generation, à Bob Dylan, Jimmy Carter, Bill Clinton ou encore à Louis Ginsberg, son père.

Lettres à la N.R.F.

Céline-Louis Ferdinand - 1931 - 1961 - Folio

Admiré pour ses romans et notamment le Voyage... par Kerouac, Burroughs et Bukowski, les lettres de L.F. Céline à la N.R.F. étaient tout à la fois d’une férocité terrible et d’une grande drôlerie. « (…) Tout cela est parfaitement amené. Je ne voudrais pour rien au monde que ce sujet me soye soufflé. C’est du pain pour un siècle entier de littérature. C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil, ce moment capital de la nature humaine... Avec mes meilleurs sentiments Louis Destouches » Extrait de la lettre qui accompagne le manuscrit du Voyage au bout de la nuit en avril 1931. En 1932 Céline manquera le Goncourt pour deux voix.

Beat Generation : NewYork, San Francisco, Paris

Philippe-Alain Michaud - 2016 - Centre Pompidou

Avec plus de cinq cents œuvres et documents, l’exposition « Beat Generation » met en perspective un courant qui va bien au-delà de l’avant-garde littéraire. Poèmes, essais, témoignages, photos, rendent compte de l’effervescence d’un des mouvements culturels les plus influents du XXe siècle.

A coney Island of the mind

Lawrence Ferlinghetti - 1958 - Maelström

Lawrence Ferlinghetti est poète mais reste surtout connu pour être le propriétaire de la librairie City Lights Books établie en 1953 à San Francisco, et de la maison d’édition du même nom qui publiera entre autres Kerouac, Ginsberg et même Bukowski.

The beats : anthologie graphique

Pekar-Hatvey - 2011 - Atmosphère

C’est l’histoire du mouvement qui refusa le modèle établi de l’american way of life raconté suivant les principes du roman graphique. Aux Etats-Unis ce mouvement (et tout particulièrement Allen Ginsberg) va donner naissance aux beatniks et aux mouvements pacifistes en lutte contre la guerre du Viet Nam, notamment en prônant une façon de vivre qui fait la part belle à la musique, au sexe et aux drogues. Cool.

Les clochards célestes

Jack Kerouac - 1957 - Folio

«Les seuls gens vrais pour moi sont les fous, ceux qui sont fous d'envie de vivre, fous d'envie de parler, d'être sauvés, fous de désir pour tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais et qui ne disent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, comme des feux d'artifice extraordinaires qui explosent comme des araignées dans les étoiles, et en leur centre on peut voir la lueur bleue qui éclate et tout le monde fait « Waou ! » »

La route de Los Angeles

John Fante - 1933 - Christian Bourgois Editeur

« Notre appartement était le dernier au premier étage. Dès que je touchais la poignée de la porte je me sentais déprimé. Renter chez moi m’a toujours fait cet effet même du temps de mon père du temps où nous habitions une vraie maison. Ça ne me plaisait pas, je vouslais toujours m’en aller de chez moi ou bien tout chambouler. » Remis en selle par Charles Bukowski dans les années quatre vingt, John Fante est l’écrivain dont l’influence plane sur Jack Kerouac et Allen Ginsberg. A rédécouvrir.

La nuit d’enfer

Moncure March-Joseph - 1928 - Flammarion

Ce poème érotique (mis en images par Art Spiegelman) fut largement censuré aux Etats-Unis à sa parution en 1928. Comme souvent, cette œuvre circula sous le manteau avant de devenir un ouvrage culte. « La nuit d’enfer ? C’est le livre qui m’a donné envie de devenir écrivain. » William S. Burroughs

Haiku Anthologie du poème court japonais

Collectif - 2013 - Gallimard

Allen Ginsberg était un bouddhiste convaincu et grand amateur de poésie orientale et japonaise. On en retrouve l’influence dans ses deux longs poèmes les plus connus Howl, et Kaddish, qu’il écrivit pour les funérailles de sa mère. « Dans la vieille mare, une grenouille saute, le bruit de l'eau. » Bashō

Les jours s’en vont…

Charles Bukowski - 1969 - Points

La poésie de Charles Bukowski est crue, violente, désespérée comme le sont ses romans (Mémoires d’un vieux dégueulasse, Postier, Pulp). Émeute voilà la raison de l'émeute : nous avions tout le temps des fayots et un gardien a empoigné un garçon noir qui venait de jeter sa gamelle par terre et quelqu'un a touché un bouton et tout le monde a empoigné tout le monde ; j'ai frappé mon meilleur ami derrière l'oreille quelqu'un m'a balancé du café à la gueule (bah ! après tout, il était imbuvable) (…)

Drugstore Cowboy

Van Sant-Gus - 1989 - MGM

Drugstore Cowboy raconte, dans les 70's, la vie de deux couples emmenés par Robert « Bob » Hughes (Matt Dillon) et sa femme Dianne (Kelly Lynch) dont l'une de leurs deux activités quotidiennes est de dévaliser les "pharmacies" (drugstore) pour se fournir en drogues de toutes sortes, l'autre étant de les consommer à très hautes doses. Mais au pays de "la défonce" rien n’est jamais simple. Participation plus vraie que nature de William S. Burroughs dans le rôle d’un ancien prêtre toxicomane...

Speed Fiction

Jerry Stahl - 2013 - 13e note

« De jeunes auteurs qui lisent mes livres me demandent souvent comment on devient un écrivain comme moi. Je réponds : eh bien, détruis ta vie, trahis tes amis, perd tout ce que tu as, ruine ta santé, ne respecte pas la loi, vis dans la rue, et tu deviendras un écrivain, toi aussi. C’est un super-conseil pour des jeunes. » Interview de Jerry Stahl, Paris, mai 2010, film 13e Note Jerry Stahl.

Le porte-lame

William Burroughs - 1979 - Tristram

Si, des écrivains de la Beat Generation, Kerouac est surtout connu pour ses récits de voyages, Ginsberg pour avoir été le « pape » des années hippies, nul doute que William Seward Burroughs, l’inventeur du cut-up, est à la fois le plus sombre (il tue sa femme accidentellement d’une balle dans la tête en jouant à Guillaume Tell en 1951) et celui dont l’influence sera la plus grande sur les artistes dans les années 80 et 90 jusqu’à sa mort en 1997. Le Porte-lame est un petit scénario dont l’histoire se passe en 2014 à New York devenu dépotoir, et où la pratique de la médecine pratiquée hors du contrôle des grands labos pharmaceutiques est devenue activité illégale et clandestine. Faut-il rappelé que Burroughs fut un grand consommateur d’héroïne et autres substances pendant près de quarante ans ?

Shadows

John Cassavetes - 1959 -

Shadows est le premier film réalisé par John Cassavetes. C’est l’histoire de trois jeunes gens - deux frères, une sœur - qu’on suit dans le Greenwich et sur Broadway à la fin des années cinquante. Les deux frères veulent être musiciens de jazz et la sœur écrivain. Mais être afro-américains et sans le sou ne facilite pas l’éclosion des vocations. Improvisation, décors naturels, musique de Chalie Mingus, Shadows va être une des références principales des réalisateurs qui, quelques années plus tard, allaient secouer Hollywood.

Pithecanthropus Erectus

Charles Mingus - 1956 -

« Ma musique est vivante, elle parle de la vie et de la mort, du bien et du mal. Elle est colère. Elle est réelle parce qu’elle sait être en colère. » C. Mingus « Être noir aux Etats-Unis, c’est être en colère tous les jours. » James Baldwin

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