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Go West !

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La conquête de l’Amérique ne s’est pas faite en un jour et n’a jamais ressemblé à une promenade digestive. Massacres d’Indiens, caravanes de pionniers perdues au milieu des déserts, ou dans les montagnes enneigées, terre promise défendue par une nature qui vous cuit le dos ou vous gèle les pieds, expropriations des petits fermiers par les gros éleveurs… le tout au son des Smith & Wesson et autres Winchester que l’on défouraille pour un oui pour un non. C’est cette violence primaire qui est au cœur de The Revenant, le nouveau film Alejandro González Iñárritu. C’est l’occasion pour vous de mettre une petite laine et de nous suivre à la conquête du Grand Ouest. Oscar 2016 du meilleur acteur pour Leonardo DiCaprio et du meilleur réalisateur pour Alejandro González Iñárritu.

La Porte du Paradis

Michael Cimino
1981 -
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La Prisonnière du Désert

John Ford
1956 -
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Saint Johnson

W.R Burnett
1932 -
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L’Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford

Nick Cave, Warren Ellis
2007 -
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Jeremiah Johnson

Sydney Pollack
1972 -
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Faillir être flingué

Céline Minard
2013 - Rivages
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La Dernière Piste

Kelly Reichardt
2011 -
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The Revenant

Alejandro González Iñárritu
2016 -
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Grizzly Man

Werner Herzog
2005 -
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La Chevauchée des bannis

André De Toth
1959 -
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Et quelquefois j’ai comme une grande idée

Kesey-Ken
1963 - Monsieur Toussaint l’Ouverture
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La Porte du Paradis

Michael Cimino - 1981 -

Après le succès de Voyage au bout de l’enfer (5 Oscar en 1979 dont celui du meilleur réalisateur et du meilleur film), Michael Cimino se lance dans la réalisation d’une immense fresque sur l’Ouest de la fin du XIXe siècle. Au centre, la violence déclenchée par une élite tout droit sortie de Harvard mais qui n’hésite pas pour autant à faire massacrer des immigrés pour les empêcher de s’installer. La Porte du Paradis est un film long (3h40) parce que Cimino accorde autant d’importance aux paysages et aux ciels qu’aux personnages principaux. Le film, qui fut un énorme flop à sa sortie (responsable de la faillite d’United Artists), est aujourd’hui considéré comme un chef- d’œuvre.

La Prisonnière du Désert

John Ford - 1956 -

A la fin de la guerre de Sécession, Ethan Edwards (John Wayne) rentre chez son frère Aaron qui a adopté un jeune garçon d’origine Cherokee. On ne sait rien du passé d’Ethan mais on découvre qu’il nourrit une haine féroce à l’égard des Indiens. Un jour où il est absent, la famille de son frère est massacrée par les Comanches, sauf ses deux nièces qui ont été enlevées. Ethan se lance alors sur leurs traces. La première est retrouvée folle. Quand, des années plus tard, Ethan, retrouve enfin Debbie (Nathalie Wood), il découvre qu’elle est devenue une véritable Indienne et l’épouse d’un chef indien… Certains disent qu’il s’agit du plus grand western de l’histoire du cinéma.

Saint Johnson

W.R Burnett - 1932 -

Avant tout connu pour ses romans policiers - aujourd’hui des classiques (Little Caesar, High Sierra, ou l’incontournable Asphalt Jungle, mis en scène par John Huston) - ainsi que pour son colossal travail de scénariste à Hollywood (une cinquantaine de films, dont La Grande Evasion), William Riley Burnett aura sacrifié à l’appel de l’Ouest sauvage tout au long de sa carrière. Saint Johnson, s’inspirant du fameux « règlement de compte à OK Corral », et racontant les tourments d’un marshal décidé à faire régner l’ordre dans son bled de l’Arizona, est l’une de ses premières incursions dans le genre. « Un western conventionnel, confiera John Huston, mais avec quelque chose en plus ».

L’Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford

Nick Cave, Warren Ellis - 2007 -

Mieux qu’une nouvelle version mouvementée des exploits de Jesse James, Andrew Dominik (Cogan) nous livre un film contemplatif dans lequel Jesse James (Brad Pitt, également co-producteur du film et soutien inconditionnel d’Andrew Dominik) sent la Mort rôder, dans la peau de Robert Ford, et décide de l’attendre. Pour accompagner les méditations de Jesse face à sa fin prochaine, Nick Cave et son complice des Bad Seeds, Warren Ellis, ont composé une musique tout en glissando de violon et piano aigrelet à faire pleurer les pierres et s’élever les âmes.

Jeremiah Johnson

Sydney Pollack - 1972 -

Jeremiah Johnson (Robert Redford) part à l’aventure dans les montagnes Rocheuses pour fuir la violence de la civilisation et la furie des hommes. Mais on ne s’improvise pas trappeur du jour au lendemain. Jeremiah finit par fonder une famille, il recueille un petit garçon dont les parents ont été tués par les Indiens et épouse une squaw. Mais un jour où il est réquisitionné par l’armée pour trouver une piste dans la montagne, sa femme et son fils sont tués à leur tour par des Indiens. Jeremiah se lance à leur poursuite pour se venger. Inspiré du récit d’un vrai trappeur, le film de Sidney Pollack est tout à la fois un film d’aventures, un chant d’amour à la nature et aussi, une réflexion sur la violence de la guerre qui fait alors rage au Vietnam.

Faillir être flingué

Céline Minard - 2013 - Rivages

La littérature de western est un genre peu développé en France, encore moins sous la plume d’auteurs français. Et pourtant, on doit l’un des meilleurs romans du genre à Céline Minard. Faillir être flingué (Prix du Livre Inter 2014) n’est pas une parodie. On y retrouve les grands espaces et tout ce qui compose la mythologie du Grand Ouest : son lot de pionniers, d’Indiens, de villes à construire et de nature sauvage belle à laisser sans voix.

La Dernière Piste

Kelly Reichardt - 2011 -

Le western est le véhicule de toutes les légendes de l’Amérique. Increvable, c’est quand on le pense mort à force d’être malmené par des faiseurs à la mode, qu’il ressurgit de plus belle. La Dernière Piste de Kelly Reichardt prend à contre-pied les attendus du genre. « (...) J'ai tourné en 1:33, un format carré, au lieu du format large du western classique. Avec un horizon aussi plat, un cadre large fait forcément anticiper, prévoir ce qui va arriver le lendemain. En limitant la vue, le 1:33 permet d'échapper à ce romantisme, de rester dans l'instant. » Et l’instant, c’est la lutte pour la survie à laquelle se livre un convoi de pionniers conduit par un guide véreux. La route va être longue.

The Revenant

Alejandro González Iñárritu - 2016 -

Des trappeurs sont chassés et mis en fuite par une bande d’Indiens. Un peu plus tard, Glass (Leonardo DiCaprio) est attaqué par un grizzly et laissé pour mort. Sauvé de justesse par ses compagnons, il est laissé aux bons soins de son fils et de Fitzgerald (Tom Hardy)… qui tue le fils sous les yeux de son père, qu’il abandonne après l’avoir enterré vivant ! Mais chez Glass, la vengeance est un plat qui se mange froid… et qui justifie bien qu’il revienne d’entre les morts pour l’accomplir.

Grizzly Man

Werner Herzog - 2005 -

Timothy Treadwell et sa compagne Amie Huguenard, ont consacré treize étés de leurs vies à approcher des grizzlys en Alaska. Leur but était de les filmer pour sensibiliser le public à la nécessité de préserver les ours sauvages. Jusqu’au jour où les grizzlys les ont dévorés. Werner Herzog, habitué à filmer des aventures rocambolesques et des personnages hallucinés (Fitzcarraldo, Aguirre, la colère de Dieu), a réalisé ce documentaire à partir des films du couple et des témoignages de leurs proches. Attention danger !

La Chevauchée des bannis

André De Toth - 1959 -

Sept bandits en cavale après avoir volé une cargaison d’or trouvent refuge dans un petit village du Wyoming bloqué par la neige. Ils décident de s’y installer et font régner la terreur. Les habitants, affolés, sont contraints de faire appel à un éleveur qui vit à l’écart (Robert Ryan). Western atypique parce qu’en dépit de la violence sourde que l’on sent monter, pas un coup de feu ne sera tiré ! C’est la ruse de l’éleveur qui sait tourner à son avantage la neige et le blizzard, qui lui permettra de se débarrasser de la bande. Une des influences de Tarantino pour son film Les Huit Salopards.

Et quelquefois j’ai comme une grande idée

Kesey-Ken - 1963 - Monsieur Toussaint l’Ouverture

Dans une petite ville de l’Oregon aux conditions climatiques hostiles, une famille de bûcherons s’oppose à la grève déclenchée par le syndicat local. C’est à cette occasion que le fils maudit parti très tôt à la ville revient au bercail. Et quelquefois j’ai comme une grande idée est le grand roman de Ken Kesey (Vol au dessous d’un nid de coucous) sur l’Amérique, la famille, l’esprit de la nature sauvage, la modernité en marche, les histoires enfouies qui ressurgissent avec violence. Pour les amateurs de Jim Harrison.

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