Parfois c’est l’arbre qui cache la forêt, mais la vague cache-t-elle l’océan ? En 1857, Baudelaire met en vers le « déroulement infini de sa lame », et avant lui, vers 1831, Hokusai met en peinture La grande vague dans l’une des estampes de sa série Trente-six vues du Mont Fuji. L’exposition actuelle au Grand Palais montre qu’Hokusai n’a pas peint que cette vague, loin de là, mais cette estampe est l’œuvre d’art la plus célèbre du Japon ; considérons-là à sa juste valeur, immense, et surfons sur les vagues de peinture, de plaisir, d’épouvante, de manga, qu’elle a déclenchées ou qu’elle peut évoquer. Attention, une vague peut en cacher une autre !