Eric Chevillard est un peu mon parrain en littérature. Quand je l’ai contacté, il m’a soutenue et encouragée. L'OEuvre posthume de Thomas Pilaster est présenté comme un roman, mais c’est un texte à la forme très atypique, construit comme s’il s’agissait de l’appareil critique d’un universitaire composé de fragments posthumes de Thomas Pilaster, de commentaires, de notes de bas de page, de préambules etc. On comprend peu à peu, entre les lignes, la relation faite de jalousies et d’admiration mélangées de l’universitaire pour l’auteur. J’ai trouvé que c’était un tour de force littéraire. Ça montre ce qui se dit dans l’implicite, dans le blanc du texte, comment le texte exprime autre chose que ce qu’il dit. Je trouve que les livres d’Eric Chevillard sont très stimulants, à chaque fois il y a un questionnement sur le pouvoir du langage.