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Lou Reed

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Depuis qu’il a participé au changement du cours de l’histoire du rock’n’roll avec le Velvet Underground, Lou Reed est resté le seul musicien réellement dangereux de sa génération. Un de ces artistes dont on ne sait quelle bombe ils sont encore capables d’allumer. Tous les journalistes qui l’ont rencontré vous diront que, devant lui, ils n’en menaient pas large. « Je crée des vibrations sans rien dire. Simplement en étant présent dans une pièce. » Cette odeur de soufre venait d’une œuvre remplie de drogues, de drag queens, de prostitués, d’errances urbaines… Toutes ces histoires vécues à la première personne, après une enfance réglée à coups d’électrochocs. A 71 ans, Lou Reed laisse une des œuvres les plus importantes de la deuxième moitié du XXème siècle, un véritable pont entre poésie et rock’n’roll.

Brooklyn Boogie

Wayne Wang , Paul Auster
1995 - Studio Canal
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Psychotic reactions & autres carburateurs flingués

Lester Bangs
1988 - Tristram
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Paris 1919

John Cale
1973 -
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Darkness On The Edge of Town

Bruce Springsteen
1978 - Columbia
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Blank generation

Richard Hell and the Voidoids
1977 - Sire
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1969

The Velvet Underground
1974 - Verve
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Berlin

Lou Reed
1973 - RCA
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Songs for Drella

Lou Reed, John Cale
1990 -
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Traverser le feu

Lou Reed
2008 - Seuil
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New Skin For Old Ceremony

Leonard Cohen
1974 - Columbia
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Free Jazz : A Collective Improvisation

Ornette Coleman
1960 - Blue Note
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The Well-Tuned Piano

La Monte Young
1964 / 1973 / 1981 - Gramavision
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La vénus à la fourrure

Léopold von Sacher Masoch
1870 - Rivages
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Loulou

G. W. Pabst
1929 -
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Last Exit to Brooklyn

Hubert Jr. Selby
1964 - 10/18
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Brooklyn Boogie

Wayne Wang , Paul Auster - 1995 - Studio Canal

Brooklyn Boogie raconte les derniers jours d’un magasin de cigares à Brooklyn menacé de fermeture. Passe toute une galerie d’habitués pour qui le Brooklyn Cigar Company est devenu un lieu de vie. Lou Reed appuyé derrière le comptoir, expliquant les vertus d’une paire de lunettes articulées vaut son pesant de nicotine. Un film joyeux qui, grâce à Madonna dans le rôle d’un Hermès des temps modernes finit bien... et en chanson.

Psychotic reactions & autres carburateurs flingués

Lester Bangs - 1988 - Tristram

« Tout artiste est coupable jusqu’à preuve du contraire. » Une telle profession de foi pose son homme. Sans Lester Bangs, la critique rock n’existerait pas. On lirait des chroniques ennuyeuses sur des albums sans saveur ou des propos creux d’artistes en promotion. Son interview de Lou Reed, pour lequel il a une admiration énorme, est un monument.

Paris 1919

John Cale - 1973 -

John Cale, le Gallois, débarqué aux Etats-Unis sa formation musicale classique sous le bras, est celui qui a introduit le violon pour donner ce son si particulier au Velvet Underground. Sorti la même année que Berlin de Lou Reed, son ancien compagnon de route, Paris 1919 reste un des plus beaux album de John Cale.

Darkness On The Edge of Town

Bruce Springsteen - 1978 - Columbia

Rien à voir et tout à voir. Si Lou Reed raconte des histoires de personnages décalés qui se débattent dans un underground nocturne, Springsteen, lui, raconte des histoires de gens normaux qui étouffent dans leur quotidien. Sorti trois ans après Born to run, Darkness of the edge of town est son album le plus sombre. Juste avant sa sortie, Springsteen avait pris le temps d’aller faire des chœurs sur Street Hassle, l’abum de Lou Reed sorti la même année. Rien à voir et tout à voir. CQFD.

Blank generation

Richard Hell and the Voidoids - 1977 - Sire

Lister les enfants artistiques plus ou moins légitimes de Lou Reed reviendrait à remplir un annuaire téléphonique. Et un gros. Patti Smith, Television, Daniel Darc... Richard Hell est de ceux–là, poète urbain, lui aussi marqué par la beat generation, la déferlante Ramones et par Lou Reed pour couronner le tout. D’ailleurs, comme pour prolonger la filiation, on retrouvera Robert Quine, le guitariste de Richard Hell and the Voidoids, aux côtés de Lou Reed, sur scène et en studio.

1969

The Velvet Underground - 1974 - Verve

On prête à Brian Eno ces propos : « Mille personnes, peut-être, avaient acheté le premier album du Velvet (The Velvet Underground & Nico, sorti en 1967 avec la fameuse banane d’Andy Warhol), mais toutes ont monté un groupe ». Cet album live est un must. Il a été enregistré par un fan, dans des petits clubs, sur un magnéto à bandes au cours de deux concerts.

Berlin

Lou Reed - 1973 - RCA

Le succès de l’album Transformer avec son hit planétaire Walk on the wild side, produit en 1972 par David Bowie dont le Velvet reste une des principales influences, ne va pas, pour autant, rendre Lou Reed plus serein. Berlin est une splendeur dépressive portée par la production et les arrangements (cordes, cuivres) de Bob Ezrin. Dix chansons presque susurrées sur ses thèmes récurrents. L’étoile noire du rock.

Songs for Drella

Lou Reed, John Cale - 1990 -

Les tensions avec Lou Reed étant devenues insupportables, John Cale, cofondateur du groupe, quitte le Velvet en 1968. Dire qu’ils étaient en froid est un euphémisme... Pourtant, 25 ans plus tard, ils travaillèrent ensemble pour créer Songs for Drella, un album hommage à Andy Warhol, leur mentor et fondateur de la Factory. Quinze titres qui forment un petit opéra. Magnifique.

Traverser le feu

Lou Reed - 2008 - Seuil

Dans le rock, ils sont un tout petit nombre dont on évoque autant leurs paroles que leur musique. Dylan, Leonard Cohen, Tom Waits, Nick Cave... Une poignée dont les textes peuvent être lus à voix haute sans musique comme de la poésie. C’est l’exercice auquel se livrait parfois Lou Reed, notamment au 104 à Paris en 2008 avec Traverser le feu, l’intégrale de ses textes en main.

New Skin For Old Ceremony

Leonard Cohen - 1974 - Columbia

Lou Reed et Leonard Cohen ont beaucoup en commun, entre autres la poésie. Pour mesurer l’importance de ces deux pointures, on peut s’amuser à compter les reprises prestigieuses qui ont été faites d’Hallelujah de Leonard Cohen et du Walk On The Wild Side de Lou Reed. C’est d’ailleurs lui qui prononcera, en 2008, le discours d’introduction de Leonard Cohen au Rock & Roll Hall of Fame.

Free Jazz : A Collective Improvisation

Ornette Coleman - 1960 - Blue Note

Les sources d’inspiration musicales de Lou Reed sont diverses ; le rock’n’roll des années cinquante (Elvis, Little Richard, Gene Vincent...), et aussi le jazz du saxophoniste Ornette Coleman ou du trompettiste Don Cherry. Free Jazz : A Collective Improvisation est un album de jazz qui va jeter à terre le hard bop pour revenir aux sources du blues, comme pour mieux les concasser et créer le free jazz. Une pierre angulaire. Comme le premier Velvet Underground.

The Well-Tuned Piano

La Monte Young - 1964 / 1973 / 1981 - Gramavision

Né en 1935, La Monte Young va explorer toute l’histoire de la musique américaine et en devenir une pièce essentielle. Après avoir étudié le jazz sous toutes ses formes, la musique classique et les grands noms du début du XXè siècle (Debussy, Bartok, Schönberg...), La Monte Young va devenir un des pionniers de la musique sérielle et de la musique minimaliste, côtoyer John Cage, Yoko Ono, le mouvement Fluxus, et John Cale, dont il est une des grandes références.

La vénus à la fourrure

Léopold von Sacher Masoch - 1870 - Rivages

Venus in furs est un des titres phare du premier album du Velvet Underground sorti en 1967 et directement inspiré par le roman de Léopold von Sacher Masoch, publié en 1870. Ce roman raconte comment un homme devient volontairement l’esclave d’une femme. Porté par l’alto de John Cale, Venus in furs a été repris par tout le gratin du rock. On l’entend également dans Last days, le film de Gus Van Sant, inspiré par les derniers jours de Kurt Cobain.

Loulou

G. W. Pabst - 1929 -

C’est l’histoire d’une femme belle et sans préjugé qui épouse un homme avant de devenir la maîtresse de son fils, puis de tuer accidentellement son mari. C’est ensuite une descente aux enfers (nuit, drogues, prostitution, assassinée par Jack l’éventreur). Une trajectoire faite pour fasciner Lou Reed. Un film somptueux porté par une Louise Brooks à la beauté intemporelle.

Last Exit to Brooklyn

Hubert Jr. Selby - 1964 - 10/18

Brooklyn, le sexe, l’ennui, l’alcool, les homosexuels, l’héroïne, la prostitution, les travestis, la violence... On comprendra que le premier roman d’Hubert Selby, un écrivain américain des plus importants, soit l’une des références majeures de Lou Reed. Mais comme Céline avant lui, Hubert Selby invente un style unique. Comme Lou Reed.

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