Je me souviens de la première fois que j’ai découvert The Tree of Life ; c’était lors du Festival de Cannes en 2011 (où il allait remporter la Palme d’Or). Étant un grand admirateur de Terrence Malick, j’attendais avec impatience son nouvel opus, d’autant plus que le cinéaste avait mis, une fois encore, des années à le concevoir. Mais ç’avait valu le coup d’attendre. Pour moi, il reste à ce jour le plus grand film du XXIe siècle. Une histoire simple. Un couple classique et trois enfants, trois garçons. Un père travailleur, occupé et un peu rustre ; une mère gracieuse, présente et bienveillante. Une pureté incroyable, une poésie omniprésente, la vie au quotidien, un microcosme d’existence. Puis, un drame va bouleverser cet équilibre. Philosophique, profond, existentialiste, The Tree of Life est plus qu’un film, Malick a réussi a exprimé quelque chose de rare, il a tout simplement filmé la Vie, avec un grand V (ou plutôt, une réflexion fascinante autour de celle-ci), et à l’instar de Kubrick avec 2001, il propose une vision pleine d’espérance sur l’existence. Depuis cette découverte en mai 2011, je le regarde au moins une fois par an, juste parce qu’il fait du bien, éveille, et apporte de la lumière quand on en a besoin.