Au début des années 70, Pier Paolo Pasolini se lance dans l’écriture de Pétrole, une œuvre “dure, âpre, violente, où un poète met son corps sur la table.” Comme l’exprime Sylvain Creuzevault à l’occasion d’un entretien à propos de sa mise en scène, au théâtre de l’Odéon, du texte de Pasolini “il était obsédé par l’idée qu’on ne prend connaissance d’une chose qu’en la vivant physiquement, et donc qu’on ne peut finalement transcrire sur le plan formel que du vécu”. Cinéaste prolifique, artiste engagé, Pier Paolo Pasolini fut aussi poète, philosophe, linguiste, romancier, dramaturge, chroniqueur virulent, acteur occasionnel. Pétrole – dont certains disent que c’est un des spectacles de 2025 – est l’occasion de revenir, en toute subjectivité, sur l’œuvre de Pasolini assassiné il y a cinquante ans le 2 novembre 1975.