Natif de la célèbre île d’Angleterre, Damon Albarn choisit, au tournant du XXIe siècle, de s’exiler sur un autre rocher, l’Islande, pour fuir un costume de rock star qu’il trouvait trop serré à son goût. Parce qu’il est l’un des musiciens les plus entourés et les productifs de ces dernières années – Blur, Gorillaz, The Good the Bad and the Queen, Mali Music – il décide, en 2014, de sortir un premier album en solo. Et aujourd’hui d’en sortir un deuxième The Nearer The Fountain, More Pure The Stream Flow (dont vous pourrez retrouver des extraits sur le concert diffusé par Arte). En dépit de la nature différente de toutes ces réalisations, il s’en dégage toujours un parfum typiquement anglais. Comme ces grands voyageurs qui, à cinq heures tapantes, sortaient leur tasse d’eau chaude où qu’ils se trouvent sur la planète, la musique de Damon Albarn exhale ce parfum légèrement dépressif qui fait qu’on reconnaît à la première écoute. Tous ces voyages valaient bien une petite sélection subjective. Forcément subjective.