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Vive le patrimoine !

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Il n’existe pas d’œuvre qui ne doive quelque chose à une création plus ancienne, à un trait de peinture sur un mur, à une note laissée en suspens ou à une colonne de pierres laissée à l’abandon. Certaines ont disparu, d’autres ont traversé le temps pour former un patrimoine culturel universel, certains lui ont consacré leur vie quand d’autres s’acharnent à le détruire. « Les terroristes veulent tuer et détruire le passé ; nous, nous voulons construire l’avenir » a déclaré Jean-Luc Martinez le président-directeur du Louvre. En ces temps difficiles, le patrimoine méritait bien qu’on lui consacre un parcours.

L’Arche russe

Alexandre Sokourov
2004 -
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National Gallery

Frederick Wiseman
2014 -
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Alan Lomax

Alan Lomax
1997 -
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Collection UNESCO

UNESCO
-
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Francofonia

Alexandre Sokourov
2015 -
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Le Train

John Frankenheimer
1964 -
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Viollet-le-Duc et la sauvegarde des monuments historiques

Bernard Crochet
2015 - Ouest France
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Faussaires de génie - Autoportrait

Wolfgang et Hélène Beltracchi
2015 - L'Arche
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L’affaire Wildenstein : Histoire d’une spoliation

Claude Dumont-Beghi
2012 - L'Archipel
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Palmyre, l’irremplaçable trésor

Paul Veyne
2015 - Albin Michel
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Le Marais en héritage(s)

2015 -
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L’Arche russe

Alexandre Sokourov - 2004 -

Une contrainte technique – un seul jour de tournage autorisé au musée de l’Ermitage - donne l’idée à Alexandre Sokourov, pour raconter l’histoire de la Russie, de réaliser L’Arche russe, un film en un plan séquence de 96 minutes, avec 850 comédiens et près de 1000 figurants. Aux rabat-joie qui disent qu’on a du mal à suivre l’histoire, on peut répondre premièrement que l’histoire de la Russie est complexe ; deuxièmement, qu’Alexandre Sokourov est un poète ! Son film a du souffle, il décoiffe.

National Gallery

Frederick Wiseman - 2014 -

Tout le monde sait qu’un musée conserve les œuvres d’art et accueille les visiteurs, mais personne n’avait jamais eu l’idée d’en montrer les coulisses et le fonctionnement comme on les voit dans National Gallery, le documentaire de Frederick Wiseman. Sa camera se promène dans le public, sans commentaire ni interview, au milieu des œuvres, dans les réunions administratives ou dans les ateliers de restauration. Et tous ces gens partagent un même but : transmettre. Bien sûr, à un moment, il est question de tirer parti du marathon dont l’arrivée se fera à proximité de l’entrée du musée. Pourtant, une chose est sure, on ne finit jamais une visite au musée, essoufflé !

Alan Lomax

Alan Lomax - 1997 -

Alan Lomax, producteur, historien de la musique, est connu pour avoir épaulé son père John dans le travail de musicologue qu’il commença dans les années 1910 en sillonnant le sud rural des Etats-Unis, afin d’y enregistrer les chants de travail, ballades traditionnelles, chants de prisonniers et bien sûr les premiers bluesmen. Alan élargira la collecte, en partie déposée à la Bibliothèque du Congrès, pendant cinquante ans, en allant jusqu’en Roumanie ou au Maroc sans oublier les Caraïbes, l’Italie et la France.

Collection UNESCO

UNESCO - -

Créée en 1945 l’UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture) veille, dans le cadre de ses nombreuses missions, à maintenir un ensemble de biens culturels universels exceptionnels. Biens matériels et immatériels. C’est ainsi qu’est protégée une centaine d’enregistrements de musiques traditionnelles du monde entier du Japon au Yémen en passant par la Syrie ou l’Iraq.

Francofonia

Alexandre Sokourov - 2015 -

« Si, à l’instant de ma mort, je ne devais retenir que deux choses de la vie, ce seraient la lumière du matin en été et la grande culture européenne » dit Alexandre Sokourov, le réalisateur de Francofonia. Méditation sur l’art et la civilisation européenne, son film mêle passé et présent, rêve et réalité, documentaire et fiction. Tourné en partie dans un Louvre vide, avec la participation amicale de Napoléon, Francofonia rend hommage à Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux et à tous ceux qui, pendant l’Occupation allemande, préservèrent le patrimoine des folies destructrices et du pillage, parfois au péril de leur propre vie, pour les générations futures.

Le Train

John Frankenheimer - 1964 -

Un officier de la Wehrmacht fait mettre des tableaux de Renoir, Matisse, Braque, Picasso, Cézanne, conservés au Jeu de Paume, dans des caisses pour les emmener, coûte que coûte, en train en Allemagne. Cheminots et réseaux de résistance vont tout mettre en œuvre pour empêcher le train d’arriver à destination. Dans cette production internationale au casting prestigieux (Michel Simon, Jeanne Moreau, Burt Lancaster) il est question de vies humaines à épargner et de patrimoine à sauver pour l’humanité.

Viollet-le-Duc et la sauvegarde des monuments historiques

Bernard Crochet - 2015 - Ouest France

La population française se divise en deux catégories, ceux qui se moquent de Viollet-le-Duc et ceux qui le respectent. On lui reproche, par exemple, d’avoir pris quelques libertés avec la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Mais il fut l’un des pionniers de la restauration en France au XIXe siècle avec Prosper Mérimée et Victor Hugo : sans lui, on ne verrait plus les sculptures ni les gargouilles de Notre-Dame qui furent cassées à la Révolution. Sans lui on ne verrait même plus les remparts de Carcassonne !

Faussaires de génie - Autoportrait

Wolfgang et Hélène Beltracchi - 2015 - L'Arche

Comme aux échecs, certains faussaires sont de grands maîtres. Certains ont même du génie. Wolfgang Beltracchi, aidé de sa femme Helene, fait partie de cette catégorie. Pendant des années, le couple n’a pas copié des tableaux, ils ont inventé des œuvres et les histoires qui les rendaient plus vraies que nature, et que les plus grands experts ont authentifiées et attribuées à Derain, Braque, Duffy. Les Beltracchi ont ainsi prolongé l’œuvre de Max Ernst de 25 toiles. Arrêtés, Wolfgang Beltracchi déclara à son procès : « J’ai toujours essayé de faire un peu mieux que l’artiste lui-même ». Après quelques années de prison, Beltracchi a commencé une carrière de peintre sous son nom ! A quand de faux Beltracchi ?

L’affaire Wildenstein : Histoire d’une spoliation

Claude Dumont-Beghi - 2012 - L'Archipel

En 2001, Daniel Wildenstein meurt ; il possédait une immense collection d’œuvres d’art extraordinaire mais ses fils le déclarent ruiné. Sa femme Sylvia, ayant renoncé à la succession de son époux, se rend alors compte qu’elle a été abusée. Les œuvres d’art, devenues propriété de grands trusts anonymes, ont disparu, mises à l’abri dans des ports francs et d’immenses entrepôts gardés comme la caverne d’Ali Baba. Ce livre est une sorte de « voyage jusqu’au bout de ces paradis fiscaux » ; il se termine par un redressement fiscal de 600 millions d’euros. À côté, prendre un ticket à 15 euros pour aller dans un musée admirer des œuvres d’art est un placement.

Palmyre, l’irremplaçable trésor

Paul Veyne - 2015 - Albin Michel

En aout 2015, Daech a fait exposer le temple de Bêl et le temple de Baalshamin sur le site archéologique de Palmyre. Le temple de Bêl était la « perle du désert ». Dans son livre, l’historien Paul Veyne raconte la très longue histoire de cette cité antique, située à 200 km au nord de Damas, où la langue était l’araméen. Irremplaçable trésor dont l’auteur explique l’importance de la destruction avec quelques mots simples : « Oui, décidément, ne connaître, ne vouloir connaître qu’une seule culture, la sienne, c’est se condamner à vivre sous un éteignoir. »

Le Marais en héritage(s)

- 2015 -

50 ans de sauvegarde depuis la loi Malraux André Malraux disait : « Dans notre civilisation, l’avenir ne s’oppose pas au passé, il le ressuscite ». En 1962, la loi Malraux concerne la création de secteurs urbains sauvegardés « lorsque ceux-ci présentent un caractère historique, esthétique ou de nature à justifier la conservation, la restauration et la mise en valeur de tout ou partie d'un ensemble d'immeubles ». L’exposition Le Marais en héritage(s), au musée Carnavalet, montre le début de cette aventure à Paris ; le Marais fut le premier secteur sauvegardé.

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