« La vacuité absolue de sa nature et le fait que les choses passent à travers lui sans trouver aucune accroche forment une condition presque zen » : a dit Allen Ginsberg d’Andy Warhol, donnant une définition inédite du génie qui incarna le Pop Art. Si Dali, avant lui, incarna le surréalisme et fit rire avec ses moustaches, Warhol a toujours fasciné et inquiété. Sa poésie a transcendé la société américaine des années 60 : la bouteille de Coca, la soupe Campbell, sont devenues des stars ; Marilyn, Liz Taylor, Jackie Kennedy ou Mao, des images en séries. Si Andy Warhol a jeté le trouble sur l’essence même de la célébrité, il fut un grand peintre, mais ne s’arrêta pas là puisqu’il déclara : “Je n’ai jamais voulu être peintre, j’ai toujours voulu être danseur de claquettes”. Du 1er juillet au 23 novembre le Centre Pompidou de Metz consacre une exposition aux relations entre Andy Warhol et le cinéma, la danse et bien entendu le rock.